| Prospective: Transports
et Rythmes urbains Conseil National des Transports (France) Une instance consultative auprès du ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement. Le Conseil national des transports (C.N.T) a été institué par la LOTI [loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982 en substitution au Conseil supérieur des transports avec la volonté; explicite du législateur de développer les approches globales et intermodales du système des transports, et de rendre la composition du Conseil plus représentative. Organisme de concertation, il est associé à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique des transports. Il est consulté sur les questions relatives à l'organisation et au fonctionnement des systèmes de transport de personnes et de marchandises terrestre, aérien et maritime. A ce titre, il exécute les missions d'études et de propositions qui lui sont confiées. Il a, de plus, la possibilité de se saisir lui-même de questions qui lui paraissent nécessaires de traiter. |
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Transports et Rythmes urbains http://www.cnt.fr/VIEWDOC/013_-_Nouveaux_RYTHMES_URBAINS,_quels_transports.shtml RATP : Les transports et la ville de demain http://www.ratp.fr/groupe_ratp/trans_demain/prospective/222.shtml LES TEMPS DE
LA VIE QUOTIDIENNE - LE TEMPS DES VILLES |
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Résumé du rapport du groupe de travail : Longtemps synchronisés par le travail et l'école, les transports ont eu tendance à privilégier les rapports à l'espace. Or, on observe actuellement une transformation profonde des rythmes de la vie quotidienne qui fait évoluer les pratiques de mobilité La tendance à l'individualisme est une donnée centrale.Ce mouvement est amplifié du fait des transformations du travail : substitution du temps tertiaire au temps industriel, réduction du temps de travail, et diversification des temps travaillés. Ces évolutions désynchronisent les temps de la vie quotidienne. Le partage entre travail et temps libre, entre activités marchandes, domestiques, éducatives, culturelles, n'est plus stable. Les frontières temporelles et spatiales deviennent poreuses. L’arrivée des nouvelles technologies s’inscrivent et accompagnent ce mouvement global de transformation. en permettant à chacun de maîtriser son espace-temps tout en permettant la re-synchronisation avec la société. L’évolution des territoires de la vie quotidienne : des tensions nouvellesLes citadins-consommateurs souhaitent avoir accès aux services à tout moment ce qui, en raison de la variété des emplois du temps, conduit à imaginer une ville ouverte 24 heures sur 24. Des politiques temporelles s’expérimentent dans divers pays européens, au cœur desquelles la mobilité joue un rôle central. Les transformations des rythmes de la société d’un côté, la prise de conscience de leur incidence sur la qualité de la vie d’un autre côté, constitue d’ores et déjà le terrain privilégié de réflexions et d’actions publiques locales en Italie, Allemagne ou Angleterre. En France, cinq villes ont formé un réseau pour conduire un programme "temps des villes". La circulation des biens n’est pas épargnée par cette évolutionLes clients exigeant des approvisionnements plus fréquents (moins de stocks et davantage de références), les livraisons et les encombrements se multiplient. Des conflits apparaissent par ailleurs entre livreurs et destinataires, la disponibilité des uns et des autres n’étant pas synchrone. Cette évolution des mobilités pose des problèmes aux transports publics.D'une part, la tendance est celle d'un fonctionnement du service en continu, dans la journée, voire la soirée et la nuit, dans la semaine, dans l'année. D'autre part, le caractère diffus des flux exige d'élargir les gammes de solutions pour répondre à des demandes variées. Par ailleurs, le développement des déplacements occasionnels imposent adaptation des services d'information et de tarification qui doivent intégrer la pratique des déplacements multi-modaux. Enfin, les exigences de confort et de sécurité de la part d'une clientèle habituée à se voir proposer une large variété de services, imposent des prestations à haut niveau de qualité et plus personnalisées. Fondée sur des déplacements pendulaires selon des horaires classiques, l'offre de services du transport public correspond de moins en moins aux exigences des citadins. L'évolution des pratiques de mobilité, en favorisant les solutions individualisées, confirme le risque d'une perte de clientèle significative pour les transports publics et d'une nouvelle période de croissance pour la voiture particulière, d'autant que les constructeurs automobiles développent des produits et des services de grande qualité. La profession transport: entre régulation et innovation de servicesCes nouvelles demandes des mobilités doivent être conciliées avec le "droit au transport", et, la qualité de la vie urbaine et de l'environnement. Le service public d'accessibilité ne peu pas être l’artisan d’une fracture entre les "nomades" et les "sédentaires", mais doit, en revanche, contribuer à maîtriser la croissance de la circulation automobile, dans la perspective d'une mobilité durable. Les collectivités jouent désormais deux rôles: décideur et animateur.Au travers des PDU, les AO élaborent une politique de mobilité articulant urbanisme et transport. Les actions qu’elles y définissent peuvent influer, directement ou indirectement, sur les rythmes urbains (tarification, fiscalité, réglementation, sensibilisation). La loi SRU encourage les employeurs à établir un plan de mobilité et demande aux agglomérations de plus de 100 000 habitants de mettre en place un service de conseil en mobilité. Ainsi, l'idée d'une gestion globale de la mobilité fait-elle son chemin. Les entreprises de transport prennent conscience de l'inadéquation des services.Depuis plusieurs années, elles se sont engagés dans l'élargissement de leurs activités. De simples transporteurs, les entreprises deviennent des prestataires de services au public et des gestionnaires de déplacements. L’intégration de systèmes de transport individuel permettent un usage collectif de mode individuel. Permet d’offrir des solutions complètes de déplacement de porte à porte. Les entreprises de transport s'affirment comme acteurs de la ville. Les espaces-temps de la mobilité deviennent des lieux de vie et des moments forts de la vie quotidienne. Les pratiques de pérégrination réclament des ressources d’itinéraires. Avec la billétique et la monétique, les nouvelles technologies vont transformer les modes d'accès et de paiement des services, des systèmes de gestion de flottes individuelles. La montée en puissance d’un nouveau profil de clients "partiellement occasionnels" renforce l'exigence d'une information complète, multi-modale et urbaine. En tant qu’employeurs, les entreprises de transport doivent parallèlement faire profiter leurs salariés de la réduction du temps de travail tout en répondant aux attentes de leurs clients, et sont amenées à gérer une situation de conflit potentiel entre les intérêts des usagers-consommateurs et des salariés. Quelles préconisations pour aller au-delà dans la maîtrise des évolutions ?§ Mieux connaître les évolutions des rythmes urbains et apprécier leurs effets sur l'organisation des transports afin de sensibiliser les acteurs et d'alimenter la réflexion et l'action collectives est une première exigence. § Innover dans les services à la mobilité et à l'accessibilité dans le cadre d'une approche globale et multi-modale des déplacements est la condition pour répondre collectivement à la variété des demandes de mobilité. § Mettre en place de nouvelles formes de régulation publique, combinant initiatives locales et cadrages nationaux est nécessaire pour définir et mettre en œuvre des politiques de gestion des nouveaux espaces-temps urbains, capables de concilier qualité de la vie pour chacun et respect des équilibres économiques, écologiques et sociaux. Voilà les trois champs de préconisations qu'au terme de ce rapport, le Conseil National des Transports soumet au débat public. |
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