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Conférence Internationale
Perspectives du Genre pour le Sommet de la Terre
2002.
Energie, Transport, Information pour la prise de décision
Berlin, 10-12 janvier 2001
Les participants
ont soulevé un certain nombre de question-clés notamment:
Equité contre la Protection
de l’environnement : la création d’une équité dans les relations
hommes-femmes signifie-t-elle la création de conditions de mobilité égales
pour les femmes comme il en est pour les hommes ? La création d’une
équité globale suppose -t- elle la suppression du fossé entre les
pays développés et ceux en voie de développement par
l’accroissement de la mobilité au sud grâce à l’introduction des
systèmes traditionnels des pays développés ? Le nombre de voitures
dans les pays développés augmente à un taux plus élevé que la
population dans les pays en voie de développement.
Par conséquent, aborder les problèmes de la mobilité exigera non
seulement de se demander comment accroître l’accès des moins privilégiés
mais aussi comment diminuer la consommation des plus privilégiés. Cela
signifiera aussi de réduire de façon considérable les voyages. Un développement
durable du transport et de la mobilité exige le développement d’une
politique active allant dans le sens d’une réintégration de
l’Espace/Temps/Travail humain.
Ceci exige des changements de ligne de conduite au sein de tous les départements
d’Etat aux niveaux local et national, un changement à l’abri des
paradigmes technologiques dominants de développement et de mobilité
qui correspond à la rationalité et aux valeurs des hommes. L’intégration
du genre signifierait non seulement d’amener une perspective du genre
dans le sillage et y introduire les femmes ou les ajuster dans le débat
mais aussi impliquerait une considération du débat à partir d’une
perspective du genre.
Aborder des dimensions du genre au sein du cadre de mobilité est
particulièrement important en considérant la politique économique :
«l’économie à visage humain» doit être intégré dans l’analyse
économique et la prise de décision comme un composant essentiel, non
un ajout. Les activités humaines non rémunérées effectuées par les
femmes constituent une base cruciale de ce qui est actuellement considéré
comme «les activités économiques propres », cependant elles doivent
être le point de départ des analyses. Les femmes ont des options
d’emploi différentes (moins payante, à temps partiel) et réduites.
Ceci est dû en grande partie à la division sexuelle du travail au
niveau de la maison ce qui affecte leur position économique et de facto
au transport.
Les participants ont suggéré les recommandations suivantes pour le
CDD-9:
La
définition et la compréhension de la mobilité doivent être révisées
afin de refléter la vie et les responsabilités des femmes - c'est-à-dire
divers exemples d’une multitude de tâches et de trajets afférents
comme transporter des charges pour la vente , accompagner les enfants et
les personnes âgées... etc. et permettre aux autorités de mettre sur
point les systèmes de transports appropriés.
En
général des mesures sont nécessaires afin de réduire les charges et
les dépenses de transport des hommes et des femmes tout en créant un
accès équitable et en assurant une croissance des opportunités et de
la participation des femmes.
Tout
système de développement de transport doit être éclairé par les expériences
vécues par les femmes; les gouvernements doivent intégrer des experts
dans le planning et la prise de décision dans les plans de structure en
ce qui est des systèmes de transport délicat des hommes et des femmes.
Les
Estimations de l’Impact du Genre ( EIG) doivent être intégrées dans
l’AIE qui contribuerait à la création des Evaluations de l’Impact
de la Durabilité (EID). Les audits de la durabilité devaient inclure
les audits de genre se référant se référant aux perspectives
androcentriques qu’on retrouve dans les politiques actuelles (donnant
la priorité aux conditions de vie et aux besoins des hommes) et les
audits d’une économie à visage humains.
Les analyses du
budget du genre sont un outil important dans la naissance d’une
analyse macro-économique; elles doivent être conduites pour fournir
les informations sur combien la puissance masculine et féminine, les
ressources institutionnelles et financières et le financement des
recherches contribuent dans le suivi des intérêts de l’homme et de
la femme concernant le transport.
Rechercher
des changements dans les infrastructures de transport pour tous les pays
dans une perspective des relations hommes - femmes. Les gouvernements
doivent introduire des méthodologies participatives et inclusive de la
planification du transport afin d’incorporer les besoins liés aux
transports et le fossé social et du genre.
Les
gouvernements doivent s’impliquer afin de garantir des systèmes
durables de transport délicats du genre. Si la privatisation est une
option, les gouvernements doivent élaborer des conditions appropriées.
Les
gouvernements, agences donatrices et les Institutions financières
Internationales (GEF, Banque mondiale, PNUD) doivent supporter:
- la
recherche sur les stratégies des femmes à faire face aux besoins liés
au transport, y compris le commerce électronique, courses virtuelles,
taxis communautaires etc. o des infrastructures
pour les non-motorisés et les piétons
- des
initiatives fournissant plus de bicyclettes aux femmes, particulièrement
dans les pays en voie de développement.
- le
développement du transport durable et local sur une petite échelle
Les
gouvernements et les agences concernés devraient conduire des études
sur un transport amélioré, comprenant une recherche sur la recherche
des relations homme-femmes et des méthodologies appropriées du genre
comprenant une interview pertinente des hommes et des femmes ; analyser
les réalités quotidiennes des femmes dans le transport, la demande
latente des femmes et leur disponibilité à payer pour un meilleur
transport , documenter des modèles de partage du transport au niveau
local et une consultation des partenaires de la délicate question du
genre.
Les
gouvernements, les organismes concernés et les institutions de
recherche doivent fournir des statistiques sur les différences de la
mobilité du genre, comprenant des données de différence de longueur
du trajet au lieu du nombre, par des raisons de voyages (les hommes ont
plus de choix que les femmes), conducteurs de voiture contre passagers,
justifier les trajets à pied qui sont pour les femmes , justifier les
heures typiques de déplacement ( heures de pointe, c’est-à-dire le
voyage des hommes contre les heures libres, c’est à dire course à
l’école) afin de fournir des chiffres dans le domaine de la santé,
par exemple la pauvreté dans le transport (l’isolement dans les
domaines ruraux est lié à l’utilisation accrue des antidépresseurs).
Les
gouvernements et les organismes donateurs doivent supporter les réseaux
qui oeuvrent dans le domaine du genre et du transport durable afin de développer
des stratégies concrètes pour l’intégration du développement
durable et équitable des hommes et des femmes dans les systèmes de
transport de développement, particulièrement comme une partie des préparations
vers le sommet de la Terre en 2002.
Les
ONGs et les organisations de femmes devraient:
- créer
un dialogue conventionnel entre les chercheurs du genre et de
l’environnement, les organisations féminines et les ONGs de transport
- Créer
un réseau européen Est/Ouest sur le genre et la question du transport
par exemple comme un composant du réseau global des ONGs de transport
du Groupe Electoral de Transport de l’ONG
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Barbara
Schaefer
Federal Ministry for the Environment,
Nature Conservation and Nuclear Safety
Division G II 4
Alexanderplatz 6
D - 10178 Berlin, GERMANY
Tel: (+49) 30-28550-2347
Fax: (+49) 30-28550-3331
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Kerstin
Kippenhan
Projektgruppe Rio+10
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D-10178 Berlin, GERMANY
Tel:. +49-30-28534-216
Fax: +49-30-28534-108
e-mail:kippenhan@boell.de
Web: www.boell.de |
Joerg
Haas
Referat Ökologie und Nachhaltige
Entwicklung
Desk for Ecology and Sustainable Development
Heinrich Böll Stiftung
Rosenthaler Str. 40/41, D-10178 Berlin, GERMANY
T. +49-30-28534-187 Fax -108 |
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